[Paroles de ".ACOUPHÉNES."]
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\n[Intro]
\nYééé
\nADVM sale
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\n[Refrain]
\nÉteins le soleil (Oui)
\nEn ce moment j'suis pas bien
\nJe fais des cauchemars de ma vie, des rêves de la leur
\nJ'ai passé les exams, j'me sens mal quand mes potes en parlent
\nQuand j'me réveille à 15h et que j'me couche à 8
\nLes événements me foutent le cafard, le bide en vrac
\nJ'cache que j'prеnds du poids, j'cache qu'j'm'sens mal, et riеn n’a de sens autour
\nLes journées s'répètent comme ci elles étaient pas vitales
\nLes yeux s'ouvrent comme ci j'étais pas cerné, sûrement parce qu'ils galèrent à se fermer
\n
\n[Couplet 1]
\nJe voulais juste m'enfuir, pas faire le clown sur des scènes trop grandes pour moi avec personne dans la fosse
\nJ'passe des journées entières à rien faire en attendant qu'ça change
\nJ'me lève, j'reste 2h au lit en espérant dormir encore un peu
\nJ'descendrais sûrement quand le soleil sera éteint avec comme seule raison une faim immense et des regrets a ressasser
\nTu veux savoir c'est quoi être triste, viens dans ma te-tê deux minutes
\nTu seras pressé d'partir, pour qu'tout ça s'arrête J'commence a penser que J'pourrais gober deux pilules
\nEt la famille en pâtit pas, vu qu'on est des hommes on garde tout pour nous, c’est logique
\nOn va s'en sortir, on va y arriver avec ma fausse Prada et avec ma paire de couilles
\nOn s'le dit tous les jours, parce que tous les jours
\nOn pense à la déception des darons si leurs fils meurent avec des regrets
\n6h du tam', il allait au taff
\n6h du tam', elle rentrait du taff
\nElle prenait ses cachets
\nQuand il rentrait le soir, les 30 ans d'chantier se logaient sous ses yeux
\nPour y laisser se dessiner des cernes
\nChez maman c'était différent, mère de deux fils et d'une entreprise
\nQu'elle a construit du bout de ses doigts
\nSans jamais y récolter assez de fruits pour se payer des gants
\nElle voulait un garçon élégant qui fasse pas les mêmes erreurs qu'elle
\nOuais ouais, ils ont même pas le BAC
\nOuais ouais, le daron se sent toujours pas français
\nElle pleurait dans mes bras
\nOuais ouais, lui il pleurait jamais
\nBercé dans la musique et dans l’art, logique qu'on allait pas finir médecin sa mère
\nEt pour l'instant j'suis toujours rien, à partir un p'tit con qui profite des tales de la CAF et du label
\nLes fils de pute de ma ville croient que j'ai percé
\nHein crari j'suis pas encore en chien, sa mère
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\n[Pont]
\nJ'suis plus naïf, c'est fini j'ai compris comment ça se passait
\nMaintenant faut le mettre à exécution, y a plus de discussion
\nY a plus d'aller-retour Paris-Angers
\nEn gov', on manquait de crever sur la route
\nÀ six dans une cinq places en fin de vie
\nAvec les phares éteints, nulle part où dormir
\nOn rentrait dans la nuit pour des rendez-vous de vingt minutes
\n
\n[Couplet 2]
\nCCLS, CCLS, CCLS
\nJ'ai pris toutes mes peurs, je les aies foutus dans un slogan
\nT'imagines si demain ça s'arrête ? Moi, je l'imagine très bien
\nJ'fais que d'y penser, j'ai embrasé l'allumette, j'la protège du vent et des intempéries
\nMon pire cauchemar c'est qu'elle s'éteigne
\nEt tous ces bâtards sont prêts à jeter d'leau d'ssus
\nJ'dois 3 000 balles à c'lui-là, 700 à celle-ci
\n10 000, 20 000 à l'autre
\nPlus de 100 000 à ceux-là, et je dois des promesses à d'autres
\nLes étoiles que j'ai implantées dans leurs yeux
\nJ'peux pas me permettre de les retirer
\nFaut qu'ils les touchent, j'veux qu'on les atteigne
\nJ'veux pas être le bouffon qui regrette ses choix et se met à les éviter
\nJ'ai commencé le pe-ra à dix ans, j'suis né dans une mer noire, si noire
\nQu'j'en ai pris l'essence pour en faire de l’encre
\nLes frissons devant 8 Mile
\nPassé un collège entier le couteau entre les dents
\nAucun ami d'enfance, j'ai grandi trop vite pour eux
\nJ'écrivais parce que c’était le seul moment où j'étais à la bonne vitesse
\nSans ça j'aurais fini dans des plans foireux
\nJ'veux que mes futurs enfants voient leurs grands-parents heureux
\nJ'veux que mes futures enfants voient leurs darons heureux
\nÀ la maison y avait de la musique tout le temps
\nLes silences nous effrayaient, c'est les prémices de mes morceaux qu’accouchaient
\nC'est fini le silence, quand j'éteins la prod, j'ai un acouphène
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\n[Outro]
\nÉteins...
\nSoleil... Soleil
\nSoleil... Soleil
\nSoleil... Soleil
\nHan han han han
\nHan han han han...\n\n