j’ai r’ssenti l’ataraxie sous la galaxie d’la Laponie
commencé à écrire sous les aurores boréales
alors qu’c’est moi qui aurait dû être l’lauréat
j’cachais mon talent sous un béret noir
j’ai mon reflet qui perce l’écran mais personne n’y croit
de toute façon j’aime pas la musique pour le son mais pour son échos
peur de m’perdre à trop m’écarter
dans les cartons chaque livre parle de Nietzsche
au départ de Jakarta, j’remonterai par le Nil (nihil) j’passerai par Carthage et j’apercevrai le "Jacques Cartier" dans l’port de Nice
j’irai chercher mon lot de vins où j’me suis promis d’oublier l’vingt-deux
peut-être que j’resterai juste devant
coupable d’éclairer vos lanternes
j'suis sur la tête Mercière j’lis Hannah Arendt et j’me dis qu’il faut qu’mon cerveau dur pour l’long terme
pendant l’repas, j’arrachais le col d’la Roubine et dans la 𝘴𝘦𝘳𝘷𝘪𝘵𝘶𝘥𝘦 𝘷𝘰𝘭𝘰𝘯𝘵𝘢𝘪𝘳𝘦 j'attendais juste qu'ils me remercient à l’arrêt d’tram’
j’chante, et la vue m’rappelle celle d’un village rebeu
j’marche dans la rue, j’observe les ruines
j’me dis qu’il faut jamais que j’me marie
encore une rencontre qui meurt en paix s’il faut que j’me 𝘳𝘦́𝘱𝘦̀𝘵𝘦
j’mets les pieds sur la flaque, le diamant clair se reflète sur le devant d’la Moncler
j’parlais de Dieu à mon père avant d’𝘮𝘰𝘯𝘵𝘦𝘳, car j’me rends compte qu’il m’a 𝘤𝘰𝘯𝘥𝘢𝘮𝘯𝘦́ aux mêmes cellules
tout 𝘤𝘦𝘳𝘤𝘭𝘦 vicieux s’𝘱𝘦𝘳𝘱𝘦́𝘵𝘶𝘦 , j’me demandais juste si j’aurais la même qu’Céline
plongé dans Émil Cioran, j’sais pas comment j’aurais pu passé outre
j’écoutais "LNSC" en 𝘣𝘰𝘶𝘤𝘭𝘦
c’était en août, quand ma passion pour elle naissait
maintenant, j’suis dans l’doute
les feuilles de la 𝘔𝘰𝘯𝘵𝘢𝘨𝘯𝘦 tombent sous la tempête Ciaran
avant on était amis sans rien, on citait Montaigne dans l’patio
j’sais plus s’il faut qu’on reste encore ensemble parce que les 𝘳𝘦𝘮𝘰𝘯𝘵𝘢𝘯𝘵𝘴 volent pas si haut
elle pense à moi quand elle regarde la série
mais il faut que j'm'éloigne du format et qu’j'esquive le vice des cercles fermés
y’avait des choses, j’disais "j’les ferai pas" mais 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘫’𝘢𝘷𝘢𝘯𝘤𝘦 𝘦𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘫’𝘳𝘦𝘷𝘪𝘦𝘯𝘴 𝘴𝘶𝘳 𝘮𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘴
je sais qu’j’suis dans 𝘭’𝘪𝘮𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦
mais faut bien qu’les 𝘵𝘰𝘶𝘳𝘮𝘦𝘯𝘵𝘴 se réparent donc j’prends un billet pour l’Espagne même si j'me souviens de ce que mon père m'a dit
"à l'époque c'était dans l'Piémont qu'tu voyais le paradis, maintenant t'attends qu'ta mère te pardonne le temps d'repartir à Nice"
le cardiologue me dit qu’j’m’écarte d’la norme et du corps de rêve mais comme Tyler Durden j’m’en branle du catalogue et j’me mets hors de cause
devant l’quatre 𝘢𝘯𝘯𝘦𝘢𝘶𝘹 du RS6 j’parle plus de ma réussite que de celle d’un autre
mais faut qu’j’rentre à l’aube aérer la suite
parce que l’addiction, j’arrive plus à la dicter
j’en perds les mots, j’passe à côté d’mes devoirs
une pression dans l’thorax quand j’suis avec mon entourage
peur de s'faire attraper à force d'être en proie
"est-c'que tu préfères sans stupéfiant ?" il m'dit "non, c'est l'𝘵𝘳𝘦𝘮𝘱𝘭𝘪𝘯"
sur l’chevet j’ai plus que d’l’aspirine
peut-être que c’est pour elle que j’délaisse Paris et ce à quoi j’aspirais
faut qu’mon esprit règne, que j’sorte de la 𝘴𝘱𝘪𝘳𝘢𝘭𝘦 et que j’pense à m’inspirer
littéraire et imposteur avec tellement d’rage
que le pasteur pensait à m’interner
il avait 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘥’𝘦𝘴𝘱𝘰𝘪𝘳 𝘲𝘶𝘦 𝘫’𝘮𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘴𝘵𝘦𝘳𝘯𝘦 𝘥𝘦𝘷𝘢𝘯𝘵 𝘭’𝘌́𝘵𝘦𝘳𝘯𝘦𝘭
fallait bien qu’j’apprécie mon dernier Procès
parce que 𝘭𝘦 𝘤𝘪𝘦𝘭 é𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘵𝘦𝘳𝘯𝘪 par mon passe-temps
j’suis sur l‘ 𝘳𝘰𝘯𝘥-𝘱𝘰𝘪𝘯𝘵 du théâtre des apparences avec mes parents comme remparts qui s’demandent pourquoi j’rentre pas
il faut qu’j’leur dise mais j’ai déjà la 𝘣𝘰𝘶𝘭𝘦 𝘢𝘶 𝘷𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 donc j’serai pas là pour le r’pas
ma mère m’comprend, parce qu’apparemment la dernière fois qu’elle l’a eu, j’ai perdu tous mes repères
𝘫’𝘱𝘦𝘶𝘹 𝘱𝘢𝘴 𝘭𝘢̂𝘤𝘩𝘦𝘳, j’déclenche le flash
j’pense à l’archer qui décoche ses flèches
j’entre dans "l’bunker oublié" y’a des balles dans l’corps et sur les murs
à Bellecour on brillait mais j’ai jamais eu peur d’être seul au monde avec ma paire de Salomon
avant
avant j’jettais mes querelles au fond d’l’étang
maintenant j’contemple "Downtown 81"
sous un froid d’automne et c’est pour ça qu’je tremble autant
faut que j’m’éloigne des signes et qu’j’𝘳𝘦𝘥𝘦𝘴𝘤𝘦𝘯𝘥𝘦
j’ 𝘳𝘦𝘷𝘪𝘦𝘯𝘥𝘳𝘢𝘪 au mois d’décembre mais pour l’instant j’dois étudier 𝘗𝘪𝘦𝘳𝘳𝘦 Mendès France
j’mène encore ma vie dehors après sept heures mais pour ma défense j’m’endors sur la vidéo du Précepteur
puis j’regarde Federer face à Pete Sampras pendant qu’on m’parle d’États Fédéraux dans la villa passiflore
des sentiments quand j’entends "la parabole de la loi" d’la sentinelle alors que j’suis sur son sentier en train d’croire que j’𝘱𝘦𝘳𝘥𝘴 𝘭𝘢 𝘣𝘰𝘶𝘭𝘦
y’a la SARL Israélienne au 20h
j’me demande qui vaincra, qui s’ra élu, c’qui se négocie au dessus d’eux puis j’parle du Génocide au Soudan après j’réalise et j’éteins la télé’ parce que mon peu de foi en l’être humain est déjà altéré
j’rêve de tout sauf d’être 𝘪𝘮𝘮𝘶𝘢𝘣𝘭𝘦
j’lui parle d’l’instant supérieur quand j’sonne à Fresnes, il s’renferme, pense qu’à son affaire et à celle de Fourniret
j’l’habillerais dans l’Tribunal, dans l’𝘭𝘢𝘣𝘺𝘳𝘪𝘯𝘵𝘩𝘦
mais j’finirais pas au Sénat, à la Cour de cassation
parce qu’𝘢𝘶 𝘣𝘰𝘳𝘥 𝘥𝘶 𝘱𝘳𝘦́𝘤𝘪𝘱𝘪𝘤𝘦 𝘫’𝘱𝘦𝘯𝘴𝘦 𝘲𝘶’𝘢̀ 𝘭’𝘢𝘴𝘤𝘦𝘯𝘴𝘪𝘰𝘯
dans l’amphithéâtre j’regarde la pendule, j’attends qu’ce soit 𝘮𝘰𝘯 𝘵𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘫𝘰𝘶𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘱𝘦𝘯𝘥𝘶 et j’fournis rien
parce que j’sais qu’chaque avocat s’amuse avec ses cordes vocales
on en parle dans la ferme à Rennes
en droit des contrats j’suis en un-contre-un
faut qu’j’m’en aille de cet endroit et que j’me dirige vers une autre contrée avant qu’la flemme arrive
ce matin, j'reste au lit, les mains salies parce que j'ai toujours pas résolu l'énigme de Monsieur X
𝘫’𝘥𝘦𝘴𝘤𝘦𝘯𝘥𝘴 𝘥’𝘶𝘯 𝘦́𝘵𝘢𝘨𝘦, c’est la guerre civile et j’fais 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘴𝘪 𝘥’𝘳𝘪𝘦𝘯 𝘯’𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘵
si j’veux plus m’voir triste faut qu’j’devienne dé𝘤𝘪𝘴𝘪𝘧
ces derniers mois j’ai connu peu d’sommeil
j’me sens trop encadré : j’suis face au mur et j’ai mon portrait derrière moi
être un artiste c’est assumer
on en r’parlera à Saumur
jouer un rôle ce s’ra sans moi : faut pas que "je" quitte ce monde
quand j’écris, tout le reste s’y soumet
dans quelques semaines j’dirais "j’y ai cru jusqu’au 𝘴𝘰𝘮𝘮𝘦𝘵"
j’sais qu’les 𝘥𝘦́𝘮𝘰𝘯𝘴, ils m’oublieront quand j’serai dans l’immobilier et que j’dirais "ma vie j’l’ai rhabillée, c’est pas la même qu’hier"