[Paroles de "Morteville (Walkin Remix)"]
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\n[Couplet unique]
\nLes grosses ambiances laissent place à de fortes messes basses
\nLes potes s'quittent en disant "on remet ça"
\nTout l'monde rentre chez soi (hmm), mais j'traîne en ville dans une caisse, j'crois c'est une Ford Fiesta (*sifflements*)
\nJ'écoute Souffrance comme si j'avais un type dans l'coffre (hmm-hmm), toujours des rimes en glotte (toujours)
\nDans la nuit, j'm'enfonce (waw), j'suis là quand la ville s'еndort
\nEt j'suis là dès ses balbutiements, si jе reste vivre ici, j'serais pas l'plus chiant (c'est sûr)
\nEt j'me dis qu'c'est pas mal (hmm-hmm), car même dans le banal peut s'cacher de l'hallucinant (paw, paw, paw, paw)
\nJ'roule dans ces rues où j'ai marché pendant des lustres, sous le soleil, la lune et le déluge
\nTournée des grands ducs en zone indus' de merde
\nDes mecs vendent de la neige mais n'ont pas pris des luges
\nDans des mêmes boîtes où des mecs crades més-cra te collent, te frottent si t'es une femme (c'est des bâtards)
\nDans l'meilleur des cas, si tu dis non, ils diront qu'tu restes une garce (pff), au pire ils vont t'faire du mal
\nEn toute impunité
\nC'est un monde de pointeurs
\nQuand un collégien rentre, c'est comme si le traiteur vient les livrer
\nAucun scrupule, les videurs font rentrer des mineurs (les bâtards)
\nIls savent que j'les ai dans l'viseur (psh, psh, psh)
\nTout comme la maire contre la trêve hivernale
\nDonc j'me dis qu'à cette peste, on va p't-être y faire mal (attention)
\nDevant le hall de la gare, grave morbide
\nDes crackos à trois grammes à deux doigts de caner, leurs cuillères c'est pas d'l'argenterie
\nY a personne pour les accompagner, donc ils sont condamnés à traîner dans l'allée, comme si c'tait le dégrisement
\nÀ l'heure où des gamins arrivent par bus de villages où y a moins d'écoles que d'églises
\nTu perds une heure de ton matin, quitte ton patelin sous une lumière bleue (han)
\nEntouré d'petits nerveux
\nDe grandes gueules qui m'rendent vite nerveux
\nDonc, je comate ou j'hiberne (rrr, rrr)
\nJ'les aimais déjà pas, donc
\nPeu d'chances que j'copine avec eux (ok)
\nLa tête contre la vitre, le regard dans le vide (hum-hum)
\nJe cherche si la colline a des yeux (elle en a pas)
\nLa rue s'éveille et s'emplit d'un souffle succinct qui laisse place à de grands vacarmes
\nMorteville, le gagne-pain des campagnards (ching), le dortoir des toulousains
\nJ'ai squatté chez des potes qui avaient pas d'quoi bouffer (ils avaient rien), alors qu'chez mes darons y a tout
\nJ'voulais juste pas louper le dernier d'leurs coups (j'voulais vraiment pas)
\nL'ISCID c'est détente et tu l'sens dès que t'y es
\nY a des grizzlis, des tantes 'vec des looks d'émeutiers
\nLisent Virginie Despentes en apparts démeublés
\nIls aiment pas la pédance des p'tits vils-ci des centres
\nC'est pas le rap des gentils p'tits garçons (c'est pas eux)
\nEt j'emmerde les produits d'la gentrification (on les baise)
\nJ'veux pas être l'un d'eux
\nDDV 1, mais c'est probable que l'on mette un 2 (hey, hey, hey, hey)
\nAvant d's'éteindre
\nMalgré l'aurore, son étreinte, rien n'va ger-chan (rien)
\nÀ part les ragots, y a rien qui s'échange
\nEt même les oiseaux ont la flemme de ter-chan (*sifflements*)
\nLes gens s'complaisent dans la moyenne (bah oui)
\nPour eux, la différence c'est trop difficile
\nMoi, j'suis qu'un rat des champs, un produit d'ici (un gros lyriciste)
\nNombreuses sont les Morteville, j'viens pas revendiquer une médiocrité dantesque (absolument)
\nPrenez ça comme un témoin des enfants du vide (prenez ça), d'la ruralité française, yeah
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\n[Pré-refrain]
\nJ'suis dans la Morteville, vante (Morteville-vante)
\nLes soirées sont fortes, kiffantes (fortes, kiffantes)
\nNos tafs sont désobligeants ('sobligeants)
\nJ's'rai content si y a des loves qui, rentrent (loves qui rentrent)
\nEt j'suis dans la Morteville, vante (Morteville-vante)
\nLes soirées sont fortes, kiffantes (fortes, kiffantes)
\nNos tafs sont désobli- ('sobligeants)
\nNos tafs, nos tafs, nos tafs sont désobligeants
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\n[Refrain]
\nEt, j'suis dans la Morteville (paw, paw, paw), là j'suis dans la Morteville, forte vide
\nSapé comme Sammy Rogers Norville, tu sais qu'j'suis dans la Morteville, hein (tu sais qu'j'suis dans la Morteville)
\nJ'suis dans la Morteville (paw, paw, paw), là j'suis dans la Morteville, forte vide
\nSapé comme Sammy Rogers Norville, tu sais qu'j'suis dans la Morteville, hein
\nEt là j'suis dans la Morteville (paw, paw, paw), là j'suis dans la Morteville, forte vide (*sifflements*)
\nSapé comme Sammy Rogers Norville, tu sais qu'j'suis dans la Morteville, hein (tu le sais, tu le sais, tu le sais)
\nEt là j'suis dans la Morteville (dans la quoi ?), là j'suis dans la Morteville, forte vide
\nSapé comme Sammy Rogers Norville, tu sais c'est quoi la Morteville (tu sais c'est quoi la Morteville)
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\n[Outro : Tag]
\nDia-Dia-Dia-Diagonale FM\n\n