Combien sont-ils à avoir jeté l’éponge? Combien de disparus, dont on n’entend plus les songes? Combien de femmes, combien d’hommes laissés sur le bord de route? Combien d’âmes qui s’endorment pour échapper à leurs doutes?Combien sont-ils si différents mais tous semblables? Itinérants aux pas instables, les pieds nomades au fond du sablier? La peur du passé en l’avenir Du cassé dans les destructions à venir qui sans prévenir les enveniment Tout ça lié pousse les aliénés à aligner les aléas de la vie sur une ligne d’arrivée si proche du départ Guidés par la défaite enguirlandée de tares sous des airs de fêtes partent ceux pour qui il s’est fait tard Sont-ils tant à être tangibles tant le temps est entêtant que la tempe est tentée par la tempête? En errance dans un désert, combien sont-ils à se promener sans tête? Partis sans prévenir Ou d’un simple mot sur le bureau Ils s’en vont Vers un autre avenir Peut-être un peu plus haut, peut-être un peu plus beau Ils s’en vont Ils laissent ce grand vide Quelques souvenirs, quelques photos Et des incompréhensions Des tabous qu’on évite Un deuil qu’on garde au chaud Et une date à laquelle on f’ra attention Le réveil à l’aube dans le vacarme du silence N’est que le premier témoin d’une peine immense Il lance une nouvelle journée meurtrière, déprimée à décrypter les primés de sa tournée Le quotidien comme une image de super huit en noir et blanc Une pellicule à effacer, de sombres espoirs errants Certains d’entre-eux traînent les guibolles ouvertement Percevant le réveil comme une messe d’enterrement D’autres, légèrement plus solitaires Comme un acte solidaire Épargnent à tous balafres et cicatrices Ils se masquent le visage tels acteurs ou actrices Pactisent avec la dame en noire Qui chuchote à la mémoire De ces clowns tristes touristes de leur propre vie Sans sourire ils fourmillent une existence endolorie Ils croupissent dans l’oubli devant une euphorie Qui fournit à la toupie un argument d’anthologie Elle ne tournera plus, elle ne valsera plus Personne ne s’en doutait, mais qui y aurait cru? Claquer la porte, adieu, au revoir Un sourire, une grimace, c’est tout ce qu’il y a à savoir Ainsi font font font les petites marionnettes Ainsi font font font un petit tour et puis s’en vont… Ainsi font font font les petites marionnettes Ainsi font font font un petit tour et puis s’en vont…
Read the complete lyrics to "Ainsi font font font..." by L.E.F from the album "Mots Pour Maux" in 2017. On Lyrks you can follow along with the full text, explore the artist's discography, and discover related songs. The track is often categorized under French Rap, France, Rap.
"Ainsi font font font..." is performed by L.E.F. from the album "Mots Pour Maux" in 2017 This page provides the full lyric text for fans who want to sing along, study the songwriting, or compare versions across releases. Lyrks organizes lyrics by artist and song slug so you can bookmark and share a stable URL.
Music lyrics help listeners connect with emotion, narrative, and rhythm in a track. Whether you are learning English, researching a favorite chorus, or preparing for karaoke, having accurate line breaks and section labels (verse, chorus, bridge) makes the experience easier. We link to the official artist profile on Lyrks where available, including biography snippets, top songs, and chart placements when we have that data.
If you enjoy "Ainsi font font font...", explore more songs by L.E.F using the links below. Chart and trending pages on Lyrks highlight what listeners are searching for this week. For copyright or correction requests, see our DMCA and contact pages.
"Ainsi font font font..." is credited to L.E.F. Songwriting credits may include additional writers listed on the release; check the credits section on this page for linked collaborators.
"Ainsi font font font..." appears on "Mots Pour Maux" in 2017.
Visit the L.E.F artist page at /artist/lef for biography, popular tracks, and links to more lyric pages.