[Intro: Eben (2 Neg')]
\nOuai j’voulais dire, bon écoute j'voulais dire:
\nCercle Rouge de retour contre toutes les censure possibles, oui j'vais l'dire contre tous ces fils de ..."biiip"
\nPutain vous faites quoi ? c'est toi Fabien ?
\n"Mais non c'est pas moi c'est Jeff"
\n"Mais arrête c'est Spirit"
\nOuai, ouai c'est tout, à chaque fois qu'y'a une censure, hein, c'est jamais personne
\nJ'vais leur dire aussi qu'c'est des encu..."biiip"
\nOuai et pas n'prendre pour des c..."tuut" encore longtemps
\nEh vous l'faites exprès ou quoi ?"biiiiiip"
\nMais mer..."biiip" fais ch..."biiiip"...
\n
\n[Verse 1: Sat L'Artificier (Fonky Family)]
\nQui fait du censeur censé
\nContrôler nos dires, nos raps, nos pensées
\n[ N.I.K.] Sur ce son, soeur, j’compte bien représenter
\nNos consors, en insensé
\nDéverser les vérités que j’recense et dire tout c’que j’ressens
\nC’est ma vie ça ? alors m’les brise pas si t’as un 'blème avec
\nFF de Mars' débarque et t’cloue l’bec, vite fait bien fait
\nComme des mecs cagoulés
\nRapper m’colle à la peau tel une sangsue
\nEt ça se sent si j’prends une version cash, que j’pose dessus
\nA coup sûr, à ce jour, personne m’empêchera d’l’ouvrir
\nTant qu’de bon et pauvres gens continueront d’souffrir
\nEstimez-vous heureux c’est juste des mots pour se faire entendre
\nJusqu’à c’qu’on descende ensemble,pour tout foutre à feu, à cendre !
\n
\n[Verse 2: Don Choa (Fonky Family)]
\nMe traite pas d’jeunes à problèmes
\nJuste d'calcineur de pollen
\nLes accrocs aiment le bordel
\nNos propos l’sèment
\nMais l’été est là avant qu’on s’en mêle
\nHeureusement, ici, on te torture pas pour ce que tu as dit
\nSurtout si c’est qu’des pécadilles
\nLà ça leur plait bien aux PDs
\nJ’suis pas sortit de South Central, ni d’nulle part
\nTu connais ma section, c’est du nique tout comme South Park
\nOu l'historique
\nFF on cherche pas la merde, c’est juste le son qu’on trafique
\nAu mic responsable de massacres comme Elf en Afrique…
\n
\n[Verse 3: Menzo (Fonky Family)]
\nFaut que j’parle cash, qu’l’état sache, qu’aujourd’hui notre rap marche
\nOn s’acharne à nos vies donc ça fâche les vaches
\nLa rue notre repère, on a vu c’que vous avez fait à nos pères
\nTravailler pour une misère c’est grave
\nOn dérange mais dorénavant c’est trop tard
\nComme disent mes potes "on a not’ truc à faire"
\nJ’choque les plus fort en grammaire
\nInstitution française, ceux qui empochent nos Francs
\nAssis sur une chaise
\nAprès faudrait qu’on s’taise
\nNique la musique de France et la censure
\nQu’le pays s’rassure
\nCercle Rouge - FF, une grosse bavure
\n
\n[Verse 4: Vestat (Basik)]
\nYo, il flippe le sas, boom et shoot
\nLa censure passe mes textes à la loupe
\nBosse ton jeu Boy Scout
\nMission accomplie tant que plane le doute
\nIl faut qu’ma science passe devant
\nMène devant
\nSème devant la rage
\nHé, mais sans laisser de bains d’sang
\nOn s’obstine, faut qu’la rime contamine
\nChez l’homme en baggy et blue-jean
\nEn France on s’exprime, parler devient un crime
\nLe rap est dangereux : verbe, argot illicite
\nC’est dans l’regard de ses mômes, que la vérité est inscrite
\nJe suis sur la liste de la censure, ils savent que vos oreilles sont séduites
\nNique la censure, il faut que la vérité soit dite
\nHonnêtement, c’est plus de rime pour plus de crimes, maintenant
\nQue la rime est bonne et fine, je connais la bonne combine en ce-Fran
\n
\n[Verse 5: Sinistre (Malédiction du Nord)]
\nDe qui sont, ces balles qui sifflent sur nos têtes ?
\nCes préfets qui décrètent, arrêtent des lois façon chasse ouverte
\nParce que j’sème ma graine dans leur jardin secret
\nPousse comme le cannabis dans leur paradis parce que j’créé
\nLa rime qui gêne, la rime qui chatouille
\nLes consciences, mes douilles
\nPar tes patrouilles, ta douce France part en couille
\nLà où ça pense ça dérange
\nLà où ça rappe ça démange
\nLa vie se mélange à l’art et le mien est l’écho des coups qu’on s’mange
\nOn boycotte ma prod’, empêche ma plume de taffer
\nPour s’installer, l’autocratie passe par l’autodafé
\nOn brûle : les disques indésirables, les films indésirables
\nLe genre d’ouvrage qui inspirent les inquiétudes comme le sourire du Diable
\nJ’te promets nous on s’fera plus en-lec’
\nOn dira c’qu’on a à dire et désormais ça va cogner sec
\nIl est temps que le underground ouvre sa gueule
\nLa réalité au mic, j’la donne pour ceux qui veulent
\nPour ceux qui tisent la bonne rime fraîche des MC's
\nQui toastent avec intelligence et savent c’qu’il disent
\nDe l’ombre je suis sortit, désormais t’es avertit
\nFace aux grands d’ce monde, la vérité sort de la bouche des p’tits
\n
\n[Verse 5: Eben (2 Neg')]
\nJ’aurais pu quer-bra, vivre de quage-bra
\nPuis finir enchaîné comme Kounta
\nMe réveiller et dire qu’ma vie coûte à
\nUne erreur de jeunesse mais c’est pas l’cas
\nJ’ai choisit, de faire du peur-a hardcore sans faire de sentiments
\nCar dans la rue pas d’charabia, avec l’Etat c’est la carotte qu’on s’prend
\nAlors la censure, rien à foutre: dénonce, shoote dans l’tas
\nEnfonce l’Etat, resserre l’étau, prononce la vendetta
\nLe malaise faut l’décrire et puis tant pis si ça empire
\nLa merde en France c’est pas nous qui l’avons créée, alors pourquoi s’mentir
\nL’Etat "nique sa …" même si sa mère j’la connais pas
\nJ’serais certainement pas l’dernier à l’avoir violée dans un d’mes peu-ras
\nCrois-moi, j’ai la haine aucun vaccin ne pourra me calmer
\nEt sache que l’poids d’mes mots ça équivaut à 50 000 tures-voi cramées
\nRap corsé, langue française pour multicolore
\nJeunesse blessée, remplie de blessures, déçue par le tricolore
\nC’est plus : on censure Eben, qu’Eben sait plus ses peu-ra
\nJ’veux pas surfer entre les problèmes, j’veux carrément foncer dans l’tas
\n
\n[Pont]
\n- Eh Spirit stoppe la musique, stoppe la musique Spirit
\nStoppe ça, stoppe ça
\nEben: Attends tu crois vraiment là qu’j’ai été hardcore ? qu’j’ai représenté le texte au maximum, là ?
\n- Tu vois, j’crois qu’t’aurais pus rentrer un peu plus dans l’fond du sujet, tu vois un peu plus bien dedans
\n- Plus hardcore encore ?
\n- Ouais, ouais, encore, vraiment tu vois
\n
\n[Reprise: Eben (2 Neg')]
\nRappelle-toi Fabius : sang-contaminé... Aucune censure !
\nLe Pen : les camps d’concentration, un détail... Aucune censure !
\nQuand pour Chirac il y a des mauvaises odeurs... Aucune censure !
\nQuand les keufs flinguent des jeunes dans l’commissariat : Aucune censure !
\nL’histoire des sans-papiers, homme politiques : Aucune censure !
\nQu’les chômeurs s’font per-ta par les CRS : Aucune censure !
\nQuand ces mêmes CRS foncent-dé une église : Aucune censure, aucune censure, aucune censure…
\n
\n[Verse 6: Abou (Micro-organism)]
\nOn la reçoit comme Jean-Marie en Martinique
\nGauche-droite, moi j’opte pour l’activisme
\nMicro-organism : Bou-A stoppe
\nTout pacifisme, thèse massive
\n9-8 j’reprends mes droits en 16 mesures
\nExtrémiste, subversif, bref contre l’Etat
\nPolémiquer, j’ai plus l’temps : faut qu’tu saches ça ;
\nQuand la voix n’suffit plus à s’faire entendre faut des actes, moi
\nDans ma chambre j’produis des bombes artisanales
\nDonc range tes textes et fais d’même, c’est facile d’ailleurs j’ai àl
\nSous les yeux d’quoi faire craquer ta cité
\nSauter des têtes sitôt qu’j’aurais ajouté le clou du spectacle à ce plan d’maître
\nFaire participer l’Etat à mon trip, mon but:
\nFaire en sorte qu’il mette le couvercle sur ma cocotte-minute
\nQue vite la pression monte, compte-à-rebours enclenché
\nC’est d’ors et… déjà trop tard pour désamorcer
\nD’un premier ou second degré ?
\nMaintenant à toi de voir
\nMais sache que nombreux s’ront brûlés quand la vérité éclatera
\n
\n[Verse 7: Diesel (KDD)]
\nY’a trop d’enjeux, les jeunes qui prennent le mic sont trop dangereux
\nL’Etat me censure quand je veux cracher des vérités, vieux
\nIls ont trop d’choses à cacher, moi j’ai trop d’choses à dire
\nJ’peux pas laisser faire un Etat qui veut interdire
\nToute forme d’expression de not’ part
\nQuelque part, je comprends: ça leur ferait peur de voir des lascars qui ont raison
\nEt pour ceux qui ont pour vision de nous foutre en prison
\nSachez que sur le micro on est plus d’un million
\nJ’effraie les pince-cul en cravate, bureaucrate
\nQui pensent que nous n’aurons jamais la parole du pas d’nos banlieues
\nUn "nique la police" a autant d’impact que les balles d’un gun
\nEt si j’dis "nique la police", c’est "nique la police" dans la tête de 300 000 jeunes
\nTous unis par les mêmes propos le temps d’un morceau
\nMobilisés pour l’éveil des esprits bluffés par l’info
\nInfo filtrée, réseaux politiques, l’Etat balise
\nSi tous les groupes s’alliaient et se mettaient en cellule de crise…
\n
\n[Verse 8: Dadoo (KDD)]
\nJ’accouche mes textes dans la douleur: ils veulent que je me taise…
\nTrop d’mecs qui bougent contre le stylo : ils veulent que je me taise…
\nJ’deale des mots pas d’la came che-lou : ils veulent que je me taise…
\nQue je me taise ? là le silence a l’odeur de la baise
\nContrôles de condés hagards : hein !
\nTu veux que je dise quoi : hein !
\nQue je reste cool, à l’aise dans mes Cortez : hein !
\nQue je dise rien !
\nFinir plaqué au sol comme un Comorien
\nQue l’affaire s’tasse comme une liasse
\nQue le français moyen ne voie rien
\nMoi on me dicte pas tout
\nMon nique tout, c’est du nique tout
\nMes 400 coups sont mes 4351 coups
\nT’as le droit de dire ce qui est dit, d’écrire ce qui est écrit
\nPour eux le rap c’est comme toubib: prends ce qu’on t’as prescrit
\nOn te pique tout ; l’Etat un Picsou, qui s’arrête pas à tes sous
\nEt qui te brûle, sans dessus-dessous
\nDouble-Delta, Cercle-Rouge, cette fois-ci on brûle tout
\nOn rase tout : Black PPDA alias Dadoo
\n
\n[Verse 9: H2O (KDD)]
\nEt dire que je me plaignait en cours quand mon prof voulait pas que j’ouvre ma bouche
\nEt dire que je me plaignait en cours quand on disait que mes textes étaient louches
\nLe rap, le seul moyen d’expression pour H2O
\nJ’ai lâché toutes mes tripes pour ce putain d’soit-disant fléau
\nEt maintenant on ose me dire que ma zique est une musique à part
\nSon à part de p’tits délinquants finissant dans un rempart
\nTout l’monde sait qu’le rap dérange mais que veux-tu c’est comme ça
\nOn nous prends pas encore au sérieux mais t’inquiètes ça viendra
\nPour l’instant je prie dur que ma zique monte et nique tout
\nAu nom du Kappa Double Delta, H2O rappe un point c’est tout
\n
\n[Verse 10: Akhenaton]
\nUn jour tu susurre un track-show
\nQuelques journaux t’chient d’ssus
\nMais l’vent tourne et plus tard un gars te tire d’ssus
\nÀ quoi ça rime deux rimes seules ?
\nSonne autant devine, j’bombe le torse
\nMême si sur mes textes le ciel tombe
\nJ’brandirai tout c’qui a fait notre amitié, Sako
\nL’Etat m’fait peur comme l’état des miens m’fait pitié, pain-co
\nEt qu’mon son sur les murs et les mots servent :
\nQu’on m’censure mes mots d’serf
\nTu aurait vu d’là, ma faim d’sans mesure
\n
\n[Verse 11: Sako (Chien de paille)]
\nSi le vieux l’changent, pas les vies
\nLes mêmes p’tites gens dans les faces
\nPleines d’plis sur les mêmes pigeons
\nUne plaie d’culture nous nargue
\nNotre art : l’unique chance de vendetta
\nComme les énarques qui niquent, narguent, font l’Amérique State
\nDans les mairies qu'ces gars briguent
\nMon rap irrite parce qu’il se mêle d’ce qui gêne
\nEt puis d’quoi on s’mêle si on s’mêle pas d’ce qui gêne
\nIls ont fait d’nous "Sako et VenzeChill"
\nÇa compte et ???
\n
\n[Verse 12: Akhenaton]
\nLeur dire qu’on était des gosses bien ? ils en ont rien à foutre !
\nComme ils en ont rien à foutre, qu’on ait rien d’bien à foutre
\nComme on s’accoutre ça choque leur mœurs
\nMais qui sait des pervers pleins d’foutre
\nPar ces vers qu’ils aillent tous se faire foutre
\nNous somme les Maures sur le drapeau Sarde
\nBâillon sur le paupières, le drapeau s’targue
\nEt nos vies sentent le graillon, à ce stade à quoi bon ?
\nY’a quoi d’bon si on s’la ferme ?
\nSi on s’lâche ferme, on s’lâche plus, j’veille avec un schlass’ ferme
\n
\n[Verse 13: Sako]
\nLe silence implicite, complicité
\nLa chasse est ouverte, schlass’ à tout va
\nLes penseurs : leur camp s’serre
\nLes dents des censeurs, serre leur poings
\nIls veulent nous tuer parce que le mot les tue
\nRentrer ces voix dans nos gorges
\nQu’tout soit clair comme l’eau d’roche
\nJ’crierai sur les toits qu’ici pour qu’les bouches s’ferment
\nOn corrompt les cœurs, mes coups seront de courts textes
\nL’écho des cris d’mon âme
\nL’décor décrit n’est pas fictif même si dès qu’on l’décrit
\nQu’pléthore des kleenex des cœurs écrits pour qu’il renaisse enfin
\n
\n[Verse 14: Yazid]
\nAl belek quand le Arbi s’y met
\nAucun simulacre. La censure: massacrer l’homme à abattre
\nAinsi que, tous ceux qui ont le parler-haut trop vrai
\nLes mecs trop près du réel qui n’romancent pas les faits
\nCeux qui n’renoncent pas, les vrais
\nQui côtoient l’injustice de près
\nCeux pour qui la misère n’a pas d’secret
\nMais créent des textes qui éveillent les consciences
\nDès lors, ça créé l’trouble dans l’cerveau du schmidt gueulard
\nAlors dis-leur qu’l’heure est venue pour nous d’l’ouvrir
\nDe tout dire, la censure : qu’il aillent tous mourir
\nIls m’font surtout rire quand ils parlent d’nous censurer
\nNous on crie, juste haut et fort ce que l’élite nous fait endurer
\nJoue les curés quand il s’agit de nous, ça
\nQuand Madonna montre son cul, là, ils applaudissent tous debout
\nLe pouls à 140, ils rêvent d’y mettre leur carotte
\nEncore une bande de crâneuses qui joue les propres
\n
\n[Verse 15: Mystik]
\nTu ne tariras pas mon activité
\nMain mis de côté
\nN’assagira pas ma verve critique
\nMystik, d’une autre école, d’un autre bahut
\nQue du chahut
\nJe n’fais qu’chanter les peines et les espoirs, les sœurs, les frères qu’y’a eu
\nEn scred, mon esprit est libre, vibre
\nOn veut m’faire fermer ma bouche car j’touche leur fibre ;
\nComment écrire quand les interdits tombent plus vite
\nQue les caractères d’un télé-script
\nQuand nos films, nos textes, nos pensées me tètent, irritent
\nFinis les bruits silencieux, même sse-lai, seul et scellés en solo
\nDebout dans les roues j’ai l’bon essieu
\nJe suis d’ceux qui au micro niquent le décor
\nLe transistor, au micro sonore, empêche ces messieurs de mi-dor
\nÀ chaque attaque j’brûle vos droits d’véto
\nLève l’étendard de révolte comme l’étau
\nMon blaze me trahit
\nJ’avance à tâtons avec le Cercle le plus haït
\n
\n[Verse 16: Prodige Namor]
\nOn a des comptes à régler au pays d’la liberté des censeurs
\nC’est sincère ma section va saigner même si l’on s’en sort
\nLes infos durent toujours une demi-heure à la télé
\nDéclarent des contre-vérités
\nAu J.T. l’agité fait vent d’Etat
\nLes médias méditent sur « que fait la police » et l’boycotte
\nQuitte à cacher la réalité du monde et t’offrent un bon colt
\nJ’mène mon enquête sur ma quête et pas d’pitié pour les estampes
\nPour certains c’est l’festin
\nLa mort en empestant le teston des plus démunis
\nC’est à la pauvreté qu’j’fais référence
\nIls voudraient qu’j’la ferme alors qu’à peine commence ma conférence
\nJ’parle et j’dis c’que j’ai à dire forcé qu’ça fasse grincer les dents
\nLa prise de position c’est chaud selon la couleur d’l’épiderme
\nBeaucoup aimerait m’entendre chanter "il court, il court, le furet"
\nLes moralistes de la France profonde de Monsieur l’curé
\nJ’balance ma purée, j'évolue dans un style épuré
\nEn featuring avec le Cercle Rouge on détruira nos adversaires
\n
\n[Verse 17: Endo (Basik)]
\nIls veulent me scotcher la bouche
\nIls se touchent
\nMes speechs mettent de l’ordre, mes textes mordent
\nJe gêne et sème la discorde
\nMa horde crie révolte, ce mot d’ordre
\nMon rap résorbe le désordre
\nMerde la censure nous absorbent…
\nJ’suis anti-flic et F.N
\nNique leur mouvement de haine
\nLes jeunes se plaignent, on baigne dans l’injustice
\nNos stylos saignent
\nJ’lève mon majeur, j’fais couler d’l’encre
\nIls veulent clouer mon bec ces cancres
\nJ’défonce la porte pour que la vérité entre;
\nDans ma triste époque, j’défends la cause de mes tristes potes
\nCensure ou pas peu importe, j’place mes idées fortes;
\nLe flic faf’ n’est pas une légende, il faut qu’on s’défende
\nLes gens qui commandent veulent couper mes jambes et couper ma langue;
\nL’Etat nous berne, le mot "nique" devient mon terme
\nJ’dis c’que j’aime, le soin c’est c’que j’aime
\nPas moyen qu’j’me prosterne
\nJ’reste fort, j’marche encore, parle encore, gueule encore
\nTant qu’y’a désaccord, j’rappe encore, j’rappe encore
\n
\n[Verse 18: Niro (2 Neg')]
\nLa France veut m'bâillonner, me faire taire, m’empêcher d'parler
\nCeux qui la gouverne savent que de ma bouche peut venir le danger
\nJ'pense trop, je gêne trop, la France censure mes propos
\nÀ coup d'procès, coups d'matraque et d'bombes lacrymo
\nOn s'organise, papy
\nLa France flippe, papy
\nLe mouvement d'masse fait peur, la pression monte, papy
\nBien, on amplifie les cris d'rage d'une jeunesse
\nPromesse, les voitures brûlent de Strasbourg jusqu'aux tess' de l'Est
\nC'est feu et cendres
\nIci, tout l'monde veut s'faire entendre
\nLa foule se mobilise, les casques de CRS vont s'fendre
\nJ'lutte pour mes convictions, céder sur seule solution:
\nContre-censure, pression, féroce Niro en mission
\n
\n[Verse 19: Ménélik]
\nMénélik, MNLK World-Disney, 24 carats
\nSouviens-toi c’est l’gars qui fait la te-fê même quand ça va pas;
\nJ’veux une musique plurielle, loin des envieux :
\nQue penser des gens qui pensent que le Hip Hop est à eux
\nSi la censure est l’action de faire taire les autres
\nTrès bien pourquoi faire le ménage ailleurs faisons le notre
\nBon ben, le premier qui sur mon texte posera une rature, se sera censure
\nÇa coule de source tellement c'en est sûr
\nAi-je le droit d’dire que je n’aime pas qu’tu t’appelles Nique Ta Mère ?
\nSi tu m’fais taire c’est sûr qu’il y aura d’la censure dans l’air
\nQuand S###### préfère jouer les groupes signés sur major
\nEst-ce de la censure, hein ? dis-moi si j’ai tort
\nArrête la langue de bois, maintenant il faut m’dire de quoi il s’agit
\nMes gars s’agitent, mes beaux discours n’les arrêtent pas
\nTrop d’négro qui croient posséder la science infuse
\nTrop d’D.A. kiffent signer le beurre à profuz’
\nTrop d’média qui à force de sucer, la bouche s’usent
\nTrop d’major qui prennent la tendance comme une muse
\nJ’ai du succès, c’est vrai, je sais, mais si j’tombe personne me loupe
\nSaloperie de censure, faut savoir cracher dans la soupe
\nPamphlet numéro 1
\nMénélik
\n
\n[Verse 20: L'Âme du Razwar]
\nJe pense c’que j’dis, donc j’dis c’que j’pense
\nImpossible de me stopper dans mon élan, première sentence
\nRytmo, pour abolir la censure
\nJ’table sur les mots, finis les blessures
\nDe carrière et d’égaux
\nY’a pas d’effets sans causes, une cause commune
\nTous pour la même cause, on cause jusqu’à l’over-dose
\nY’a comme une odeur, une pression sur la liberté d’expression
\nIls veulent refuser au public nos prestations
\nMoi j’veux d’l’action dans mes textes de rap pour des lyrics
\nToxiques, explosifs, corrosifs, on changera pas les armes : nos lexiques
\nHé, ils veulent nous voir les nerfs à vif
\nÀ bout d’nerfs, ils veulent nous voir vénèr
\nÀ bout d’souffle, ils veulent… et merde, mais qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?
\nElle plait pas aux bâillonneurs haut-placés
\nMessage sous forme de baillonnette pour les déplacés
\nPlacer bientôt, l’Âme du Razwar pour briser l’étau
\n
\nL’Ame du Razwar bannit l’véto
\nPiqûre de tranquillisant comme au véto
\nOn m’censure de quoi s’lever tôt
\nOn m’susurre que j’ai pas d’bol, con
\nIls sont sûrs qu’ils veulent me trôle-con
\nS’assurent qu’mon co fasse pas trop l’con
\nTrop j’parle, quitte à être peu
\nDes lyrics blindés, phrases subliminales
\nBen quoi ? t’as l’air surpris minable !
\nQuand on veut poucave des scoops
\nTout-l’temps on s’téléscope
\nLes ondes, les antennes s’coupe
\nDélie ta langue ou j’ ripe tels les scouts
\nPuis écoute : bien dire fait rire, bien faire fait taire
\nC’est l’foutoir, l’Âme du Razwar fouteurs de merde
\nA bon entendeur demi mot
\nY m’reste trop d’costars à tailler, les mettre à nu comme dans Streap-Tease, Demi Moore
\n
\n[Verse 21: Insomniak]
\nL’Insomniak au mic' s’place, s’pose
\nFais-moi grâce, j’cause, j’explose le CSA
\nPuis mes sujets j’expose
\nUne grande cause: impossible d’tenir ma langue de m’taire
\nLes baillons, les œillères nous servent de batailles en hiver
\nL’air de rien je signale: éclaboussures, blessures
\nL’Insmoniak, l’afflux d’fissures, méfie-toi d’la morsure
\nDu scorpion, qui retombe sur ses pattes
\nQui pète le score et l’pion t’met en échec et mat
\nLeur vocal blesse, le total stress
\nCe sont des pestes, aussi tordues qu’la lettre S
\nLes conflits confirment ma face aride
\nJ’suis l’ardent défenseur aux arguments torrides
\n[T’aurais dû l’savoir]: 6-6-6 fois 3 font 1-9-9-8
\nCourse poursuite du fils durant les trois 8
\nDe chez White et Spirit, la vérité s’ébruite
\nLes MCs restent les furets par qui passent les fuites…
\n
\n[Verse 22: Driver]
\nCaméra, média sur mes pas
\nTextes surveillés à la loupe de haut en bas
\nDe fond en comble, les mots des rappeurs sont guettés
\nBoycottés, les bâtons dans les rues j’les bouffe pour mieux les cracher
\nVomir c’que j’ai envie d’dire, ma direction
\nÉrection ou injection de rimes ma protection
\nLa ligne de conduite, fil conducteur
\nNoyau, vif du sujet, c’est là qu’j’vais
\nEt si on m’roule je roule dessus, obligé:
\nDriver c’est mon nom, quand j’veux cracher, j’crache;
\nLa censure va s’noyer dans mon molard, qu’elle le sache
\nTu peux pas m’empêcher de dire c’que j’ai à dire
\nMa langue est libre et pour toi c’est ce qu’il y a de pire
\n
\n[Verse 23: SoldaFada]
\nLaissez-moi assurer
\nY’a pas d’blanc sûr et on est censuré
\nL’information circulera quand même sans censurer certains
\nFaut se taire, bah, nique sa race, j’fais mon job c’est des
\nNews fraîches que les SF pêchent aux quatre coins du globe
\nBDB OOGY car on acte dans la même bataille
\nLa censure fait qu’on a toujours pas d’maille
\nSe serait con qu’j’travaille donc de t’façon, garçon
\nOn s’en bat les couilles, mon crew prépare son combat
\nEt les gros tron-pa mordront à l’hameçon
\n
\nConstamment les médias médisent sur le mouvement
\n« Une mode à coups de vent » mais ça fait déjà 10 ans
\n10 ans qu’on peut s’y exprimer, soi-disant
\n[On censure un film, un concert et toi tu dors, c’est pas l’moment]
\nC’est pas nouveau donc on chie dedans
\nEt prie pour voir un jour le CSA les pieds devant
\nJ’dis c’que j’vis, j’vis c’que j’vois
\nM’censurer pourquoi ? SoldaFada, black bazooka, rap renégat
\n
\nOpposé à tout quota en France
\nLe rap en télésurveillance
\nDonc ta bienveillance, yeah, on passe outre
\nAutorité, juges, censeurs, rien à foutre
\n[Rien à foutre, t’entends ?]
\n
\nDonc, c’est parti, j’te mets tout sur étalage comme un Pakistanais
\nPapy j’connais, les Victoires de la Musique ce sera j’sais pas qui c’t’année
\nPas d’pistonné
\nNakk, Nakk veut pas qu’on l’bâillonne
\nD’ac', d’ac' chaque claque de nous en fait du rap tout-terrain 4x4
\nIls niquent ma musique, ça m’amuse, les muselières
\nSont pour nos gueules, j’suis ému ils ont même lu Molière
\nSoldaFada, tu m’diras, ils sont débiles ceux-là:
\nPour eux j’suis plus proche de Mamadou l’Zoulou que d’Émile Zola
\nAvec White et Spirit, une version adéquate et j’t’irrite
\nQuoi t’es stérile ? t’accouche pas, mon micro de 500 Watts est terrible
\nPrendre les armes ben… j’sais pas. On hésite
\nIls ont mis des chaînes à mes ancêtres, faut pas qu’il mettent des chaînes à ma musique
\nEt on verra, qui fait l’con, qui paiera
\nÇa on l’saura, quand la majeure partie des majors participera\n\n